Le Chapitre du Huayna Potosi

The Huayna Potosi Climb

J’ai pris cette décision. Ce fut ma décision. Je n’en avais pas honte et cela ne me rendait pas furieux non plus. Il fallait simplement que je prenne cette décision.
À 5850 mètres nous nous devions de faire marche arrière et manquer notre sommet de 238 mètres.

Certains décisions dans la vie sont dures à prendre et cela fut probablement une des plus difficiles pour moi jusqu’à présent. J’étais là pour ce sommet. Je n’étais pas venu en Bolivie pour gambader dans les coins touristiques classiques. J’étais là pour atteindre mon premier 6000 mètres, et de tous les hauts pics Boliviens j’avais choisi le plus facile. Un sommet qui pouvait potentiellement voir jusqu’à 12 personnes par jour en haute saison. Pourtant voilà où j’en étais, à m’interdire cette ascension.
À 5700 mètres, le mal d’altitude commença à me frapper subitement alors que quelques minutes auparavant seulement j’étais capable de dire à notre guide que je me sentais en pleine forme. Bien que je pouvais continuer à marcher, ce qui me préoccupait toutefois le plus était de voir mon compagnon de cordée tituber et tomber.

Il est toujours facile, en se projetant en arrière, de se dire que l’on aurait pu le faire, qu’il aurait fallu essayer plus intensément, ou qu’on aurait pu pousser les autres encore plus. Une fois revenu sur un sol fiable et que le cerveau ne cherche plus à éclater hors du crâne, on désespère de ne pas avoir cherché à aller plus loin et on se hait pour cette raison.
Malgré tout, il faut reconnaitre qu’il est beaucoup plus difficile une fois mort de se dire qu’il n’aurait peut-être pas fallu pousser plus loin.
Combien de personnes sont tombées dans le regard Médusien des sommets pour finir congelées dures comme une pierre?
Les noms de Maurice et Liliane Barrard ou celui de Michel Parmentier peuvent venir à l’esprit.
Le couple Barrard fut, en 1982, le premier à atteindre un sommet de 8000 mètres littéralement «main dans la main». En 1986, ils décidèrent tous les deux de faire de même en conquérant le pic du K2.
Et conquérirent ils le firent.
Le 23 juin 1986, ils atteignirent le sommet du deuxième mont le plus haut du monde tout en se tenant la main. Malheureusement, vivant à part dans la bulle de leur propre succès, ils avaient balayé la veille le conseil de leur guide de ne pas continuer au vu d’une tempête en formation et de leur fatigue par hypoxie.
Débutant aussi bas que 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’hypoxie -pour Faible Oxygène- commence à doucement vous toucher, devenant ensuite de plus en plus dangereuse au fur et à mesure que vous gagnez en altitude. Plus une personne monte, moins d’oxygène lui sera alors disponible; à 5000 mètres la densité de l’oxygène dans l’air n’est plus que la moitié de ce qu’elle était au niveau de la mer. Malheureusement, le manque d’oxygène ne fait pas que vous forcer à réduire vos mouvements afin de ne pas reprendre votre souffle constamment, cela génère également une modification dans votre métabolisme créant de ce fait deux problèmes majeurs : une sur-élimination du Co2 empêchant alors à vos reins de fonctionner proprement, et une accélération claire et marquée de la déshydratation : alors que le corps perd environ 2,5 litres d’eau par jour sur les côtes maritimes, il perdra jusqu’à 5 litres lorsqu’il se trouve au-dessus des 5000 mètres. Pour être plus pertinent, l’hypoxie dispose d’un autre nom bien plus simple : mort lente de haute altitude.
Ce jour-là, les Barrard on bel et bien atteint le sommet du K2, mais conquérir la montagne entière ainsi qu’eux-même en revenant vivant, ils n’ont pu le faire. Épuisés et délirants à cause des manques d’hydratation et d’oxygène, pris dans une tempête, les Barrard sont morts dans la nuit du 24 juin, incapables de bouger, congelés par le froid.
Le destin de Michel Parmentier fut exactement le même un jour de septembre en 1988, sur les couloirs de l’Everest. Extatique à l’idée d’atteindre le sommet, à peine 150 mètres plus haut, il n’écouta pas l’avis de ses camarades l’implorant de faire marche arrière. Son corps gelé fut découvert quelques jours plus tard, couché dans la neige à quelques pas seulement de sa tente. Comble du destin : Michel n’était autre que le guide des Barrard qui leur avait demandé de ne pas poursuivre plus haut sur le K2.

Alors que la nuit avait commencée en se levant du mauvais pied, cela n’avait toutefois pas été assez brutal pour avoir un quelconque impact sur mon ascension.
Protégé du vent dans une petite cabane en pierre à 5130 mètres, je n’avais dormi que 20 minutes dans une des couchettes en bois, cherchant désespérément le sommeil mais incapable de le trouver. Mon oreiller était dur comme la roche et ma tête ne pouvait supporter aucune position plus de 4 minutes. Peu importe comment je me dandinais dans mon sac de couchage, tout côté finissait par être douloureux. Enfin, à minuit, nous nous sommes levés, personnellement enthousiaste de pouvoir finalement m’extirper de ce cauchemar. Nous nous sommes tous lentement habillé avec le matériel nécessaire pour gravir une centaine de mètres de cailloux suivi par 900 mètres de dénivelés sur glacier. Les crampons étaient en ordre, la double épaisseur de chaussettes laissait encore les pieds rentrer dans les chaussures, le pantalon technique maintenait le corps au chaud, et ma lampe frontale arrêta de fonctionner instantanément. Quelle plaie! Malgré mes précautions et les vérifications faites à La Paz où le voyant vert indiquait une autonomie encore longue, ma lampe ne s’allumait plus. Cet impondérable se produisant avant même de mettre mes crampons n’était qu’un rappel qu’à 5000 mètres d’altitude les choses peuvent facilement se compliquer et qu’il n’y a pas moyen de les résoudre.
Marcher de nuit sans lumière sur un glacier n’est pas quelque chose que je recommanderais, et si j’avais été seul, je ne l’aurais vraiment pas fait. J’ai passé les 5 heures suivantes à marcher dans le noir, pour suivre la seule chose que je pouvais voir : la corde qui me reliait à mes compagnons devant moi, tout en espérant ne pas rater un pas ou ne pas tomber dans la pente.

J’avais rencontré Johanna dans une auberge de La Paz et elle avait exprimé un intérêt certain pour gravir le Huyana Potosi. C’était une opportunité parfaite pour moi, alors à la recherche d’un compagnon de cordée dans le but de rendre le coût d’un guide plus abordable.
Bien que le Huayna Potosi culmine à 6088 mètres il n’en demeure pas moins un mont «autoroute» : une montagne dont le sommet se fait fouler une dizaine de fois par jour et sans grande difficulté, raison pour laquelle il est noté comme un PD sur l’échelle d’alpinisme international.
Il y a quasiment autant de façon de coter une montagne qu’il y a de pays. La plus utilisée toutefois, pour des raisons de standardisation, est l’IFAS (pour Internaional French Adjectival System ou littéralement Système Adjectival International Français. L’ISAF dispose de 7 niveaux -avec des sous-niveaux après le 4ème- où longueur, altitude, exposition et engagement sont tous pris en considération dans une échelle plus verbale que mathématique. Le niveau PD, pour Peu Difficile, est le deuxième niveau en partant du bas, indiquant alors que le route se trouve peut-être en haute altitude, avec des pentes pouvant aller jusqu’à 45°. C’est dans ce cas-là les seules difficultés potentiellement rencontrées. La complexité se fait réellement à partir du niveau quatre, avec des ajouts de + et – pour indiquer d’éventuels dangers additionnels, ainsi que des chiffres romains allant de I à XII, issus de l’UIAA, pour Union International des Association d’Alpinisme -une autre échelle Française utilisée comme standard- pour indiquer le niveau d’escalade de la route.
Parce que l’Alpinisme inclut de nombreuses activités diverses telles que l’escalade de glace ou l’escalade de rochers, en complément de la marche sur glacier à effectuer, ainsi qu’à l’engagement -traduisez par «point de non-retour», un système de notation détaillé pourrait rapidement devenir très complexe, et vous pourriez facilement vous aventurer sur une 7000m A2 M4 60°. L’IFAS fut adoptée comme norme internationale grâce à sa facilité de lecture et son côté descriptif.

Pour le Huayna Potosi, une cotation si basse combinée avec une accessibilité sans effort au camp de base situé à 4800 mètres, permettent à ce sommet d’être présenté comme un simple parc d’attraction.
Bien que voir une montagne être promue comme une vulgaire attraction de DisneyWorld me laissait un goût amer, cela me donna également une confiance en moi exagérée et jamais n’ai-je senti quelconque appréhension sur ce sommet. «N’importe qui peut mettre pied en haut» pensais-je. «Même quelqu’un qui gambadait au niveau de la plage à peine 4 jours plus tôt».
Cela ne fit que rendre ma décision encore plus dure; et je n’étais même pas un prestigieux Conrad Ankar ou Raymond Lambert, me rétractant à quelques centaines de mètres d’un d’un sommet encore jamais atteint. Je n’étais que Benjamin, tournant le dos à un dôme de neige facilement accessible déjà foulé par des milliers de personnes chaque année.
Une immense sensation d’échec s’empara des quelques réserves physiques qu’il me restait. De tous ceux qui n’allaient pas atteindre ce simple sommet, j’étais l’un d’entre eux.

Deux cents trente-huit mètres. C’est à peu de chose près le même dénivelé que j’avais couru quelques jours auparavant à Rio de Janeiro en à peine 11 minutes.
Ici, en regardant le versant vertigineux qui se dressait face à nous, je me devais d’intervenir.
Pendant plus d’une heure j’avais vu ma compagne de cordée tituber et trébucher. Moi-même désormais frappé par le mal des montagnes, prêt à vomir et à fracasser mon crâne en même temps, désirant simplement me laisser tomber et dormir instantanément, j’observais la pente à venir et réalisais que cela ne pouvait être fait dans ces conditions physiques.
Monter est une chose, mais redescendre après 8 heures de marche lente serait un supplice. Ce n’est pas un hasard si 70% des décès en montagne se produisent à la descente.

Conrad Ankar le savait très bien lorsqu’il tourna les talons face au sommet central du Meru, un pic Himalayen encore jamais atteint via la route dite Aileron du Requin. Bien que Maurice et Liliane aient péri en redescendant après leur ascension, Conrad n’était pas prêt à subir le même destin.
Considérée comme une des grimpes les plus dures au monde, la route de l’aileron du requin pour atteindre le point culminant du Meru Central de 6310 mètres n’est composée quasiment que d’une fine couche de glace sur une paroi purement verticale du début jusqu’à la fin, dont 500 mètres de granite doux aussi friable qu’une biscotte.
Conrad connaissait très bien son sommet, il voulait cette ascension, il en rêvait depuis 20 ans.
Seul, il aurait peut-être tenté le tout pour le tout et parié sa vie; mais pas celles de ses compagnons Jimmy Chin et Renan Ozturk.
Ils en étaient désormais à leur vingtième jour sur cette face, après avoir été retardés par 5 jours de tempête glaciale -durant lesquels ils sont restés bloqués dans leur tente de 3×2 mètres attachée au rocher simplement par quelques mousquetons- commençaient à manquer cruellement de nourriture, et Renan, un grimpeur professionnel hors du commun, affrontait maintenant le mal des montagnes.
A ce moment, atteindre le sommet était facilement faisable, il était là, juste au-dessus, peut-être une ou deux longueurs supplémentaires; mais la lueur du jour avait déjà longtemps passé son apogée et la météo commençait à tourner de nouveau. Conrad savait que s’ils le tentaient, la descente serait indéniablement mortelle. La probabilité qu’ils tombent dans une nouvelle tempête -dorénavant sans nourriture- était trop élevée. Et Renan devait être redescendu immédiatement. Ils devaient redescendre. Ils devaient abandonner l’idée d’être les premiers à gravir l’aileron du Meru.

Je laissais tomber mon égo, fis le vide dans ma tête, le remplia de pragmatisme, puis posait ma voix.
«Ça ne va pas le faire, il faut que l’on rebrousse chemin» dis-je d’un ton tendu à ma compagne et notre guide.

«Peut-être… Peut-être… on… peut… essayer… encore… un peu» répondit Johanna, obligée de reprendre son souffle après chaque mot.
«Oui, continuons de pousser» reprit le guide surpris et, ayant été en tête de cordée depuis le début sans prendre le temps de se retourner de temps à autre, incapable de comprendre la situation.
Non. Ce n’était pas négociable.
Oui, seul, j’aurais probablement essayé de pousser un peu plus et peut-être même atteint le sommet, mais ensuite?
S’effondrer au point le plus haut sans être capable d’en redescendre? Risquer un œdème cérébral? Un jeune homme vigoureux venait de perdre la vie sur les pentes du Santa Isabel en Colombie car il l’avait gravi trop vite et sans prendre le temps de s’acclimater. Son cerveau à court d’oxygène, il avait perdu conscience pour lentement s’éteindre dans la nuit.
Ce scénario-là ne s’était déroulé qu’à 4500 mètres alors que nous étions ici 1300 mètres plus haut.
Ce type de risque ne faisait pas partie de mes plans.
Le vent n’aidait pas non plus. Il était devenu de plus en plus fort pendant notre ascension -atteignant des vitesses de 65 km/h- rendant l’acte de respiration encore plus compliqué. Parler, utilisant déjà beaucoup d’énergie, était alors encore plus dur et nous devions hausser la voix pour nous entendre dans ce brouhaha climatique..
«Johanna» du-je m’époumoner lentement, fermant les yeux par tristesse et détresse. «Johanna, tu titubes, tu n’arrêtes pas de zigzaguer de gauche à droite pour trouver ton centre de gravité. Johanna, je suis désolé mais nous devons faire marche arrière. C’est devenu trop dangereux.»
En la regardant droit dans les yeux je sentais sa douleur et sa peine. Tout ce que je venais de dire, elle le savait déjà.
Avait-elle espéré que je parle avant, ou était-elle sure de pouvoir continuer à marcher de la sorte?
«Johanna, je suis désolé. Je sais que cela comptait beaucoup pour toi de pouvoir atteindre ce sommet, je sais que tu voulais y poser ton pied pour en faire ta première conquête d’alpiniste, mais tu dois me faire confiance. Je ne peux pas continuer non plus. C’est dangereux. Il y a une arrête étroite qui nous attend plus haut et ce n’est pas un endroit pour tituber.»
«Vous voulez essayer de marcher encore 50 mètres juste pour voir» demanda le guide sans que je prête vraiment attention à son commentaire.
«Johanna» pausais-je «Johanna, ce n’est pas ta décision, c’est la mienne. Je suis celui qui ne peut pas aller plus loin. Si j’avais été seul, j’aurais tourné mes talons il y a déjà 15 minutes. Il n’y a aucune honte à avoir. Regarde autour de toi! Nous sommes à 5850 mètres! Combien de gens dans leur vie peuvent dire la même chose?»
Il n’y eu aucun mot mais aucun silence pour autant. Juste le son rauque du vent frappant nos capuches rembourrées sous un ciel noir remplis d’étoiles.

Je ne peux que supposer qu’il s’agissait du même silence rigide couvert par le vent que Lambert et Tensing ressentirent en Mai 1952 lorsqu’ils tombèrent court de 238 mètres, la même distance qui nous séparait de notre sommet à nous, face au mont Everest.
Probablement peu de gens le savent, mais en mai 1952, un an seulement avant que le haut du Chomolungma soit marqué des pieds d’Edmund Hillary et Tensing Norgay, une expédition Suisse tenta l’approche. Raymond Lambert, 37 ans à cette époque, né à Genève et amputé de tous ses doigts de pieds suite à des engelures trop sévères subit en 1938, et le même Tensing qui plus tard assistera Edmund, finirent par épuiser leurs réserves d’oxygène à 8610 mètres à la suite d’une défaillance dans leur appareil respiratoire.
Après presque 2 mois d’efforts, ils n’eurent d’autre choix que de faire demi-tour, manquant le sommet par seulement 238 mètres et les obligeant à abandonner l’idée d’être les premiers à atteindre le haut de l’Everest. Tout cela à cause d’un simple joint de valve incapable de résister au froid.
Une vraie «bouffée d’air frais» pour les équipes anglo-saxonnes qui suivaient de manière angoissée la progression suisse. Le Népal étant une ancienne colonie Britannique, les sujets de sa majesté avaient reçu jusque-là et pour les 31 années passées un accès exclusif à la région. Ils virent ainsi tous leurs essais et leur rêve d’ascension pionnière presque anéantis par la première expédition non-anglo-saxonne.
Cependant, ce raté Suisse fût exactement ce dont les Anglais avaient besoin. Lambert, ses amis suisses et leurs Sherpas avaient accomplis ce que personne n’avait réussi jusque-là: ouvrir une voie via la combe ouest et le col sud. Avec leur méthode d’alpinisme et leur vision fraiche, les suisses venaient d’éclater une bulle incassable que les Britanniques s’étaient construits depuis 1921 en forçant une ascension par la face nord. Avec cette nouvelle route récemment esquissée, ils n’avaient désormais plus besoin que d’un système respiratoire opérationnel.
Lambert le savait.
Malgré cela et en dépit de cette compétition et de l’honneur en jeu, en dépit de la reconnaissance, en dépit de la gloire interne que toute personne peut ressentir lorsqu’elle met le pied sur un endroit encore jamais foulé, ses pensées étaient calmes et posées.
«Non, ce n’est plus possible. C’est fini. Cela nous a pris 5 heures pour parcourir 200 mètres.» Se résigna-t-il avant de se tourner vers Tensing qui, sans qu’une parole fut nécessaire, compris. Lui et son ami n’atteindraient pas le sommet.

Bien qu’un simple regard entre eux deux fut suffisant pour dire «Nous sommes frappés par le manque d’oxygène et devons faire demi-tour», la corde qui m’attachait à mon équipe n’était pas assez robuste pour une conversation si délicate.

Le vent continuait de siffler dans nos oreilles lorsqu’elle acquiesça.
Oui, ce fut une décision dure et complexe.
Ce fut la bonne quoiqu’il en soit.
Je ne pouvais cependant pas empêcher des larmes de geler le long de mes joues alors que nous redescendions vers la vallée


Il n’y a aucun doute dans mon esprit que cette défaite fut encore plus dure pour elle que pour moi.
J’ai eu mes doses de réussite et d’échecs dans les montagnes, mais celle-ci fut sa première. La propagande locale donnant l’impression que n’importe quel sommet peut être atteint comme si l’on était sur un escalier roulant n’aidait pas non plus.

Quelques jours plus tard je décidai de viser un sommet plus bas mais plus compliqué, atteignant alors avec succès le haut des 5410 mètres du Pequeno Alpamayo.
Deux jours après cela, malgré la peur d’un nouvel échec, j’étais de retour sur les pentes du Huyana Potosi, réussissant cette fois facilement l’ascension en étant le premier à atteindre le sommet ce jour-là.

Conrad Ankor, Jimmy Chin et Renan Ozturk atteignirent le haut du Meru quelques années après leur première tentative. Ils furent les premiers à conquérir la route de l’aileron du requin.
Tensing et son ami Lambert tentèrent une nouvelle ascension à l’automne de la même année mais furent pris dans une tempête glaciale les obligeant à rebrousser chemin. Tel que le monde le sait désormais, Tensing atteignit le haut du Chomolungma moins d’un an après cela avec un Néo-Zélandais sur le point alors d’être mondialement connu, Sir Edmund Hillary.


Sources:
Tragédies au K2, Paul Molga – éditions Arthaud
Meru, Jimmy Chin – Meru Films LLC
Avant-Premières à l’Everest. Gabrielle Chevalley – éditions Arthaud
Semana.com Luto en las montanas: la muerte de Julian Saenz.

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